Mes amies et mon chien me comblent

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Les réactions à mon témoignage dans le journal ont été réconfortantes. J’ai même eu un rendez-vous avec un homme qui m’avait contactée après avoir lu mon histoire. Mais le courant n’est pas passé : il aime mener une vie sobre, alors que moi je suis plutôt épicurienne. Et avec toutes les épreuves que j’ai traversées, j’ai appris à ne pas m’oublier. Trouver un homme avec qui le courant passe parfaitement, ce ne sera peut-être pas pour tout de suite, mais ce n’est pas grave. Je tire beaucoup de réconfort dans l’amitié de mes meilleures amies.

Celles qui ne m’ont jamais lâchée

Je suis une personne très sociable. Profiter de la vie, papoter autour d’un bon verre de vin entre copines, ça n’a pas de prix pour moi. Mais ce n’est pas toujours évident. C’est difficile de se faire de nouvelles amies. Quand on doit souvent annuler à cause de sa santé, les gens finissent par vous laisser tomber. Et je le comprends.

Heureusement, il y a aussi celles qui sont restées : trois femmes que je connais depuis l’école, et même depuis avant mon diagnostic à mes quinze ans. Elles savent qui je suis vraiment. J’ai rencontré une quatrième amie grâce au bénévolat. Ce sont toutes des amies qui ne m’abandonnent jamais, même si elles ont elles-mêmes une vie bien remplie, entre leur couple et leurs petits-enfants. Sauf une qui est célibataire et que je vois plus souvent.

La compréhension de ceux qui comptent

Mes amies savent que parfois, je n’ai pas d’autre choix que de rester allongée sur le canapé tout l’après-midi. C’est difficile à expliquer à des personnes qui ne connaissent pas cette situation, et encore plus à un homme lors d’un rendez-vous. Seules les personnes qui vivent la même chose comprennent ce que cette fatigue écrasante vous fait subir. Mais grâce à mes amies et à mon chien, je me sens moins seule. Ils me donnent de la force. Si je n’avais pas mon chien, je ne sortirais pas me promener tous les jours. Tant que j’aurai ça, je tiendrai le coup.

Rire malgré la douleur

Je reste positive malgré tout. J’ai appris à voir le côté drôle, même dans les situations pénibles. Je me dis souvent : je n’étais pas au premier rang quand la santé a été distribuée, et en rire me soulage.

Écrit par The Fat Lady, d’après un entretien avec Kathleen.

Le contenu de cet article est uniquement destiné à des fins d’information et d’éducation. Il ne remplace pas un avis médical ou un traitement par un médecin. Veuillez consulter votre médecin traitant ou un membre de votre équipe MICI pour des questions et/ou des problèmes de santé spécifiques.

C-ANPROM/BE/IBDD/0447 – Février 2026