Que pouvons-nous faire en tant que parents pour soutenir notre enfant sur le plan mental ?

Chaque enfant réagit différemment au diagnostic. En tant que parent, vous pouvez l’aider d’une part à mener une vie aussi normale que possible et d’autre part, à accepter ses symptômes et la tristesse qu’il peut ressentir. Parfois, votre enfant a besoin d’oublier ses soucis, d’autres fois, il vaut mieux laisser libre cours à la tristesse. N’essayez pas de lui dissimuler la vérité, même si cela part d’une bonne intention. C’est un réflexe logique de vouloir rassurer votre enfant, mais dire la vérité, de manière adaptée à votre enfant, est la meilleure option. 

Ne vous oubliez pas vous-même. Vous aussi, vous avez besoin de temps et de soutien : prenez soin de vous, répartissez les tâches entre parents et faites appel à votre réseau.

Comment entrer en contact avec un·e psychologue ?

Lors d’un nouveau diagnostic, un·e psychologue de l’hôpital est souvent sollicité·e pour un premier entretien. Si un accompagnement plus long s’avère nécessaire, vous serez orientés vers un·e psychologue externe.

Qu’en est-il de l’école ?

L’école est très importante dans la vie des enfants et des jeunes. Beaucoup d’enfants veulent garder secret leur diagnostic à l’école. Mais cela augmente le risque d’incompréhension et de réactions négatives. C’est pourquoi il est judicieux d’en informer au moins le personnel qui accompagne les enfants. Ils peuvent réfléchir avec vous à ce qu’il vaut mieux dire ou taire, et à la manière de communiquer envers les enseignants ou les élèves. 

À quoi devons-nous prêter attention en tant qu’entourage ?

Soyez attentif aux réactions de la famille, de l’école et des amis à l’annonce du diagnostic et aux symptômes. Les enfants peuvent se replier sur eux-mêmes, faire semblant que tout va bien ou développer des troubles émotionnels (stress, anxiété…). Si vous voyez certains signaux, discutez-en et apprenez à votre enfant à exprimer ce qu’il ressent, par exemple à l’aide d’une méthode simple comme le code vert-orange-rouge.

Discutez avec votre enfant des infos à partager ou non. Et soyez honnête par rapport à vos propres émotions : cette honnêteté renforcera la confiance.

À quelles difficultés les enfants sont-ils souvent confrontés ?

Beaucoup d’enfants ont le sentiment d’être différents ou limités à l’école, dans le sport ou dans leurs relations sociales. Il est normal que votre enfant ou adolescent pleure la perte d’une partie de lui-même, car il ne peut plus toujours faire comme il veut. Mais il ne doit pas pour autant se résigner. Encouragez sa créativité et cherchez ensemble des alternatives, des changements positifs. Parfois, cela fonctionne, parfois non. La clé du succès est de continuer à chercher, peu à peu, et de redéfinir vos attentes et vos objectifs.

Est-ce normal que les adolescents aient honte ou se sentent déprimés ?

Oui, d’autant plus qu’ils accordent beaucoup d’importance à ce que pensent les autres à cet âge. S’il ou elle se sent honteux, votre adolescent aura peut-être tendance à vouloir se retirer, mais le lien avec les autres est justement important. Le contact avec des personnes dans la même situation peut l’aider. Les adolescents ont besoin d’indépendance, mais aussi d’accompagnement pour bien suivre leur traitement. On constate souvent des difficultés chez les adolescents. Dès lors, il vaut mieux rester attentif en tant que parent. N’hésitez pas non plus à en discuter avec votre médecin. Il ou elle pourra aider votre adolescent à mieux comprendre l’importance de suivre scrupuleusement son traitement.

Est-ce possible d’obtenir de l’aide d’un·e psychologue ?

Dans les hôpitaux, l’aide est souvent limitée et non remboursée. Toutefois, les parents peuvent bénéficier d’une intervention financière via la mutuelle. Chaque province dispose d’un réseau de psychologues pour les enfants et les jeunes de 0 à 23 ans, qui rembourse 10 à 20 séances. 

Que se passe-t-il au moment du passage aux soins pour adultes ?

Cette phase de transition est souvent source de confusion et de stress. C’est logique, car votre adolescent passe d’un environnement familier à une équipe et une approche complètement nouvelles. Il se pose beaucoup de questions et ne sait pas toujours ce qu’on attend de lui « en tant qu’adulte ». Cela peut être source de stress et d’anxiété. Un soutien psychologique est possible pour accompagner cette transition, parfois en collaboration avec l’équipe chargée des adultes. 

Le contenu de cet article est uniquement destiné à des fins d’information et d’éducation. Il ne remplace pas un avis médical ou un traitement par un médecin. Veuillez consulter votre médecin traitant ou un membre de votre équipe MICI pour des questions et/ou des problèmes de santé spécifiques.

C-ANPROM/BE/IBDD/0435 – Dec 2025